Marche à la journée : Lavardens jeudi 16 avril 2026

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Rando Lavardens Jeudi 16 Avril

Nous étions 14 marcheurs, sur ce très joli circuit, avec vue sur le château et les Pyrénées au-dessus des vignes.

A l’issue de la longue randonnée, le pique-nique sur les tables à Lavardens était le bienvenu, pour se remettre des émotions de la fin du parcours.

 

Texte écrit par Marie-Christine :

Deux marcheuses de bon caractère

Voulaient avoir beaucoup d’amis

Sans cesse elles s’occupaient d’obliger & de plaire ;
S’il passoit un bel homme d’un air doux & civil,
Vite elles couroient à lui : « Cher Bernard, disaient-elles
J’ai du beau serpolet tout près de ma demeure ;
De déjeuner chez nous faites-nous la faveur. »
Si elles voyaient cheminer d’élégantes dames chapeautées de paille

dans la campagne près de leur château de Lavardens, en Gascogne,

répondant aux doux noms de Janine, d’Anne, ou de Sylvie

Elles osaient les aborder : « Peut-être avez-vous besoin de boire.

Venez chez nous vous rafraîchir un peu

Nous aurions l’honneur de vous recevoir.»

 

Ainsi, tant les humains que les animaux du coin

Admiraient ces deux belles conversant tout en s’exerçant

« De la cuisse et du souffle nous aurons, n’est-il pas vrai, Christine ?

De la peine nous nous donnons assurément, Nicole ! »

Et ce château en son temps ayant vu passer

les comtes d’Armagnac

s’ennorgueillit bientôt, en ce siècle égoïste,

d’offrir le gîte aux pauvres hères mendiants ou chemineaux

tout aussi bien qu’aux cerfs, moutons, coursiers, daims ou taureaux,

 

Certain jour, que ces dames, affairées à choisir les repunchous

Qui ne manqueraient pas de faire une omelette savoureuse,

Un bruit de cor se fait entendre.

Las !  Les dames de Lavardens accompagnées d’une meute de courtisans en haillons

– Sieurs Alain, Bernard et Christian, entre autres, n’y prêtent attention.

Le chemin formait alors un goulet pentu et pierreux

cerné de part et d’autre de taillis touffus et épineux

Et voilà qu’un chevreuil au clair pelage, affolé, effrayé

bondit en grognant et passa au ras des séants

de nos gentes Dames Christine et Nicole.

 

Christine, émotionnée, cria

« Par pitié, sauvez-nous. Donnez retraite à notre misère,
voyez l’affreux péril qui nous guette ! L’animal n’est pas seul ! »

Hélas, trois fois hélas, les courtisans poltrons par le raffut échaudés,

Filèrent à l’anglaise ….

 

À quelques pas plus loin,
Elles rencontrent  un taureau que, cent fois au besoin,
Elles avoient obligé ; tendrement elles le prient
D’arrêter un moment cette meute en furie
« Hélas ! dit le taureau, ce seroit de grand cœur :
Mais des génisses la plus belle
Est seule dans ce bois, je l’entends qui m’appelle ;
Et tu ne voudrois pas retarder mon bonheur. »

 

Dépitées par ce peu d’empathie

Christine et Nicole s’en confient au Grand Maître Jean-Louis

« Je n’en suis pas surpris, : à quoi bon tant d »amis ?
Un seul suffit quand il nous aime »

 

 

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