« Eran las cinco en punto de la tarde » F Garcia Lorca.
Manuel Vazquez Montalban que vous connaissez pour ses livres policiers déclara que le meilleur écrivain de l’exil s’appelait pour lui Michel del
Castillo qui avait cependant le tort de ne pas vraiment aimer Barcelone et les Catalans.
Castillo qui avait cependant le tort de ne pas vraiment aimer Barcelone et les Catalans.Dans son livre : « Dictionnaire amoureux de l’Espagne » Michel del Castillo (Chapitre sur Juan Belmonte) écrit son sentiment sur la Tauromachie.
« Bien entendu, évoquer Juan Belmonte, c’est encourir l’ire de tous les amis des bêtes; c’est avouer qu’on succombe soi-même aux instincts les plus sauvages. Pour moi, je n’ai jamais eu le sentiment, en assistant à une corrida, de me réjouir de la souffrance d’un animal, mais de regarder un combat inégal, la force contre la ruse et l’intelligence. Alors que l’abattage industriel des poulets, des canards, des agneaux et autres chevaux me soulèverait le coeur, je regarde avec passion les passes d’une liturgie fixée par la tradition.
Que le taureau souffre, je ne le nie pas. J’admets également que la cause est indéfendable, qu’il n’existe aucun argument pouvant justifier ce spectacle. Mais s’agit-il de raisons dans ce qui reste essentiellement irrationnel, une passion ? Les meilleurs sentiments, les élans humanitaires se briseront toujours contre la puissance de cette liturgie sanglante.
Je fais seulement remarquer que, depuis son apparition en tant que fête populaire, la corrida se déroulait le Lundi, le jour où, durant des siècles, les exécutions publiques des condamnés de la Sainte Inquisition avaient lieu; que le décor était le même, la plaza du village ou de la ville; que, au fur et à mesure que l’Inquisition perdait de sa puissance, la corrida s’affirmait. Là où des hommes agonisaient dans des flammes, les fauves étaient tués après une lutte furieuse.
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Faut-il s’appeler Sigmund Freud pour soupçonner que ces coïncidences ne sauraient être gratuites? Qu’il doit exister un lien entre le meurtre légal des hommes et la mort rituelle d’un fauve? «
GOYA ; PICASSO :





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