Air de La calomnie du Barbier de Séville

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Du  Barbier de Séville  (Rossini pour la musique  1816). Personnage de  Don Basilio. 
     L’air de la Calomnie     « Une oeuvre d’art en soi. »    

 

 

 

 

 

C’est d’abord rumeur légère,
Un petit vent rasant la terre.
Puis doucement,
Vous voyez calomnie
Se dresser, s’enfler, s’enfler en grandissant.
Fiez-vous à la maligne envie,
Ses traits dressés adroitement,
Piano, piano, piano, piano,
Piano, par un léger murmure,
D’absurdes fictions
Font plus d’une blessure
Et portent dans les cœurs
Le feu, le feu de leurs poisons.
Le mal est fait, il chemine, il s’avance ;
De bouche en bouche il est porté
Puis riforzando il s’élance ;
C’est un prodige, en vérité.
Mais enfin rien ne l’arrête,
C’est la foudre, la tempête.
Mais enfin rien ne l’arrête,
C’est la foudre, la tempête.
Un crescendo public, un vacarme infernal

Un vacarme infernal
Elle s’élance, tourbillonne,
Étend son vol, éclate et tonne,
Et de haine aussitôt un chorus général,
De la proscription a donné le signal

Et l’on voit le pauvre diable,
Menacé comme un coupable,
Sous cette arme redoutable
Tomber, tomber terrassé.

J N

Version française par Thierry Le LURON à écouter : ICI

 

Calomnie Botticelli

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