
Les embarras de Paris . Nicolas Boileau ( Les satires 1666 ) En quelque endroit que j’aille, il faut fendre la presse D’un peuple d’importuns qui fourmillent sans cesse. L’un me heurte d’un ais dont je suis tout froissé ; Je vois d’un autre coup mon chapeau renversé. Là, d’un enterrement la funèbre ordonnance D’un pas lugubre et lent vers l’église s’avance ; Et plus loin des laquais l’un l’autre s’agaçants, Font aboyer les chiens et jurer les passants. Des paveurs en ce lieu me bouchent le passage ; Là, je trouve une croix de funeste présage, Et des couvreurs grimpés au toit d’une maison En font pleuvoir l’ardoise et la tuile à foison. Là, sur une charrette une poutre branlante Vient menaçant de loin la foule qu’elle augmente ; Six chevaux attelés à ce fardeau pesant Ont peine à l’émouvoir sur le pavé glissant. D’un carrosse en tournant il accroche une roue, Et du choc le renverse en un grand tas de boue : Quand un autre à l’instant s’efforçant de passer, Dans le même embarras se vient embarrasser. Vingt carrosses bientôt arrivant à la file Y sont en moins de rien suivis de plus de mille ; Et, pour surcroît de maux, un sort malencontreux Conduit en cet endroit un grand troupeau de bœufs ; Chacun prétend passer ; l’un mugit, l’autre jure. Des mulets en sonnant augmentent le murmure. Aussitôt cent chevaux dans la foule appelés De l’embarras qui croît ferment les défilés, Et partout les passants, enchaînant les brigades, Au milieu de la paix font voir les barricades. On n’entend que des cris poussés confusément : Dieu, pour s’y faire ouïr, tonnerait vainement. […]Les embarras de Paris. Coupure de presse octobre 2026.

Les plus sévères affrontements ont lieu à Paris notamment dans la rue du Faubourg Saint-Honoré où se situe le Palais des Champs-Elysées et l’avenue des Champs Elysées où des barricades sont dressées par des manifestants. D’importants pillages et émeutes en marge des manifestations touchent Paris.



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