Randonnée au Pic de Tourroc
Nous sommes six partants mardi 17 mars pour cette ascension printanière du Pic de Tourroc proposée par Bernard.
Point culminant du Mont Sacon, un massif calcaire de la Barousse, entre les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne. Ce pic d’une altitude de 1541 m domine la plaine du Comminges et offre une vue panoramique sur les plus hauts sommets pyrénéens.
Nous laissons les voitures au-dessus du col de Mortis sur le parking d’une ancienne carrière d’extraction du magnésium (1025 m), en plein coeur d’une forêt de hêtres et de sapins. Nous quittons assez rapidement la piste forestière pour emprunter un sentier dont le dénivelé assez progressif nous laisse le loisir d’observer à mesure les nouveautés végétales de l’année (l’éllébore la scille, le lis, la jacinthe de sous-bois… ). Les pluies récentes et la fonte en cours des dernières neiges ont rendu glissants le tapis de feuilles et les roches où nous posons les pieds. Aux deux tiers du parcours, le sentier forestier se transforme en chemin de crête que nous suivons jusqu’au sommet, en admirant le magnifique écran de montagnes enneigées sur notre droite. L’à pic de la falaise que nous longeons à distance est assez impressionnant et sert sans doute de voies d’entraînement pour les clubs d’escalade, ce que nous confirme la lecture d’un panneau orné d’une corde d’alpiniste dédié à Bernadette de la part des Escapats.
Nous pique-niquons au sommet dans un cadre grandiose à côté de deux jeunes brebis dont on ne sait si elles ont faim de sel, ou de compagnie. Une table d’orientation protégée par un abri ouvert nous aide à reconnaître les nombreux hauts sommets de la chaîne des Pyrénées, de l’Aneto au Pic du Midi de Bigorre. Un panneau pédagogique nous apprend que l’abri a été bâti sur un sanctuaire antique composé de vestiges d’autels votifs d’époque gallo-romaine, possiblement dédiés à Jupiter, qui sont actuellement conservés au Musée St Raymond de Toulouse.
Après un petit crochet pour escalader les quelques mètres qui mènent au sommet du pic du Pène Toue (1500 m), nous improvisons pendant quelque temps une descente en dévers à travers les broussailles pour réussir à trouver une trace de sentier nous amenant à la piste. Seul moment aventuresque (!) de la balade, nous obligeant à des contorsions pour enjamber ou passer sous des troncs couchés par la récente tempête.
Nous rentrons enchantés par ce parcours et les conditions dans lesquelles nous avons pu le faire (une météo idéale, de la neige sans l’inconvénient de porter les raquettes, et une compagnie des plus charmantes, as usual ! )
S.J., A.A., J.C.






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