{"id":8407,"date":"2020-03-05T11:05:05","date_gmt":"2020-03-05T10:05:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rabelais32.org\/?p=8407"},"modified":"2021-07-31T21:26:48","modified_gmt":"2021-07-31T19:26:48","slug":"une-princesse-en-gascogne-aurelie-ghika-par-genevieve-farret-le-4-fevrier-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/2020\/03\/05\/une-princesse-en-gascogne-aurelie-ghika-par-genevieve-farret-le-4-fevrier-2020\/","title":{"rendered":"Une Princesse en Gascogne : Aur\u00e9lie Ghika par Genevi\u00e8ve Farret le 4 F\u00e9vrier 2020"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une princesse en Gascogne<\/strong><\/p>\n<p>Si le d\u00e9partement du Gers compte parmi ses ressortissants nombre de gens c\u00e9l\u00e8bres, surtout de sexe masculin d\u2019ailleurs, on y trouve assez peu de femmes et encore moins de princesses, si ce n\u2019est dans la ville de Lectoure o\u00f9, \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle, est venue finir ses jours une fille de Lectourois, devenue par mariage, princesse d\u2019un pays\u00a0 lointain\u00a0: la Valachie.<\/p>\n<p><u>Une provinciale \u00e0 Paris<\/u><\/p>\n<p>Henriette, Aur\u00e9lie Soubiran est n\u00e9e dans le Calvados \u00e0 Caen en 1820. C\u2019est la fille d\u2019un Lectourois, Paul-Emile Soubiran (1770-1855)\u00a0 fils d\u2019un orf\u00e8vre.<\/p>\n<p>Ce personnage qui parle plusieurs langues, peu recommandable, traqu\u00e9 par la justice, n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 changer de nom et de nationalit\u00e9, il se d\u00e9guise pour fuir la mar\u00e9chauss\u00e9e, en cuisinier, \u00e9v\u00eaque, en g\u00e9n\u00e9ral. Il se r\u00e9fugie \u00e0 plusieurs reprises dans le clocher de Lectoure o\u00f9 il terminera ses jours, \u00e9vitant jusqu\u2019au bout la prison.<\/p>\n<p>Ce s\u00e9ducteur \u00e9pouse en 2<sup>\u00e8me<\/sup> noces une normande Caroline de Sueur de la Capelle qui lui donnera 3 enfants\u00a0: 2 filles dont Henriette n\u00e9e en 1820, et un gar\u00e7on.<\/p>\n<p>La fille a\u00een\u00e9e Desd\u00e9mone aurait v\u00e9cu \u00e0 Paris une vie de courtisane.<\/p>\n<p>Nous savons peu de choses sur le fr\u00e8re Jean-Baptiste qui vivra \u00e0 Lectoure dans la propri\u00e9t\u00e9 du Cassagnau, qu\u2019il l\u00e8guera \u00e0 sa plus jeune s\u0153ur.<\/p>\n<p>Celle-ci qui a re\u00e7u une excellente \u00e9ducation, est f\u00e9rue de litt\u00e9rature. Elle se lance dans l\u2019\u00e9criture et s\u2019installe \u00e0 Paris o\u00f9 elle fr\u00e9quente les salons litt\u00e9raires et artistiques.<\/p>\n<p>D\u00e8s 1841 elle commence \u00e0 publier (\u00ab\u00a0Paris le matin\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Nos \u00e9trennes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Virginie\u00a0\u00bb) et se produit, sans grand succ\u00e8s au th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Od\u00e9on.<\/p>\n<p>Elle appartient alors, semble-t-il \u00e0 ce milieu qualifi\u00e9 de \u00ab\u00a0demi-monde\u00a0\u00bb d\u2019apr\u00e8s le titre d\u2019un roman d\u2019Alexandre Dumas fils, c\u2019est-\u00e0-dire de ces femmes entretenues par de riches messieurs. Un article du journal illustr\u00e9 \u00ab\u00a0l\u2019Univers\u00a0\u00bb la d\u00e9crit ainsi \u00ab\u00a0<em>Aur\u00e9lie tr\u00f4ne dans les soir\u00e9es des samedis.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Une autre description est faite lors de son oraison fun\u00e8bre par Edouard Danssos, magistrat de Lectoure \u00ab\u00a0 <em>admirablement belle, plus encore gracieuse que belle, aussi recherch\u00e9e pour l\u2019attrait de da gr\u00e2ce que par le charme de son esprit\u2026 C\u2019\u00e9tait une femme sup\u00e9rieure, d\u2019une sensibilit\u00e9 exquise, d\u2019un c\u0153ur plein de d\u00e9licatesse et de bont\u00e9. D\u2019une intelligence \u00e9lev\u00e9e, port\u00e9e vers l\u2019\u00e9tude et la r\u00e9flexion, elle aimait les lettres.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Dans ces soir\u00e9es elle rencontre du \u00ab beau monde \u00bb : Alexandre Dumas fils qui vient d\u2019\u00e9crire la Dame aux cam\u00e9lias ; le caricaturiste Daumier, Cham, un gersois, petit-fils\u00a0 du comte de No\u00e9 qui a lib\u00e9r\u00e9 aux Antilles, Toussaint Louverture, h\u00e9ros de l\u2019\u00e9mancipation des Noirs et de l\u2019ind\u00e9pendance de Ha\u00efti. Elle rencontre aussi Balzac en 1841, l\u2019auteur de la Com\u00e9die humaine a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 Eug\u00e9nie Grandet \u00bb, \u00ab Le P\u00e8re Goriot \u00bb et le \u00ab Lys dans la vall\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est dans ce milieu boh\u00e8me qu\u2019elle fait la connaissance du prince Grigore Ghika qu\u2019elle \u00e9pousera en 1849.<\/p>\n<p><u>Une princesse valaque<a href=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/valachie.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-8428\" src=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/valachie-300x230.jpg\" alt=\"\" width=\"318\" height=\"244\" srcset=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/valachie-300x230.jpg 300w, https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/valachie-768x588.jpg 768w, https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/valachie.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 318px) 100vw, 318px\" \/><\/a><\/u><\/p>\n<p>Son mariage avec l\u2019un des 6 fils du hospodar (titre donn\u00e9 aux princes vassaux de Constantinople dans les provinces danubiennes) est un mariage d\u2019amour. Il fait rentrer Aur\u00e9lie qui se fait appeler \u00ab\u00a0de Soubiran\u00a0\u00bb dans une des plus grandes familles princi\u00e8res d\u2019Europe.<\/p>\n<p>La nouvelle princesse suit son \u00e9poux en\u00a0 Valachie (principaut\u00e9 au sud de la Roumanie actuelle) o\u00f9 elle va r\u00e9sider une dizaine d\u2019ann\u00e9e, \u00ab\u00a0<em>les plus heureuses de sa vie<\/em>\u00a0\u00bb dira-t-elle.<\/p>\n<p>Elle s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019histoire de sa patrie d\u2019adoption, \u00e9crit plusieurs ouvrages encore \u00e9tudi\u00e9s de nos jours comme \u00ab la Valachie moderne \u00bb ou \u00ab Lettres d\u2019un penseur des bords du Danube \u00bb et en devient \u00ab l\u2019ambassadrice \u00bb. L\u2019influence fran\u00e7aise est alors grande dans cette partie de l\u2019Europe, G\u00e9rard de Nerval y effectue un voyage en 1844, le prince Grigore IV, beau-p\u00e8re d\u2019Aur\u00e9lie (voir photo) a effectu\u00e9 une partie de ses \u00e9tudes en France o\u00f9 il se retirera \u00e0 l\u2019\u00e9ch\u00e9ance de son mandat de hospodar. Il se suicidera dans sa propri\u00e9t\u00e9 du <a href=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Beau-p\u00e8re-Grigore-IV-Ghika.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-8410\" src=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Beau-p\u00e8re-Grigore-IV-Ghika-224x300.jpg\" alt=\"\" width=\"153\" height=\"205\" srcset=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Beau-p\u00e8re-Grigore-IV-Ghika-224x300.jpg 224w, https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Beau-p\u00e8re-Grigore-IV-Ghika.jpg 764w\" sizes=\"auto, (max-width: 153px) 100vw, 153px\" \/><\/a>Mee-sur-Seine, pr\u00e8s de Melun.<\/p>\n<p>Un de ses petits-fils Vladimir Ghika se convertira au catholicisme, il sera arr\u00eat\u00e9 par la police communiste et emprisonn\u00e9. Mort en 1951 des suites de mauvais traitements, il sera b\u00e9atifi\u00e9 en 2013 par le pape Fran\u00e7ois.<\/p>\n<p>Un autre membre de la famille \u00e9pousera une demi-mondaine Liane de Pougy, la plus belle femme du si\u00e8cle d\u2019apr\u00e8s Edmond de Goncourt.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/n\u00b01.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-8421\" src=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/n\u00b01-187x300.jpg\" alt=\"\" width=\"258\" height=\"414\" srcset=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/n\u00b01-187x300.jpg 187w, https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/n\u00b01.jpg 639w\" sizes=\"auto, (max-width: 258px) 100vw, 258px\" \/><\/a>Mais revenons en Valachie, cette heureuse p\u00e9riode de sa vie se termine, son \u00e9poux qui pr\u00e9f\u00e8re la vue parisienne et les chevaux \u00e0 la politique d\u00e9cide de revenir \u00e0 Paris. Un drame alors surgit\u00a0: en septembre 1858 sur les champs Elys\u00e9es, les chevaux de la Victoria s\u2019emballent apr\u00e8s le d\u00e9part d\u2019Aur\u00e9lie et de sa belle-m\u00e8re, et si le cocher\u00a0\u00a0 est gri\u00e8vement bless\u00e9, le prince d\u00e9c\u00e8de peu de temps apr\u00e8s \u00e0 44 ans. Quinze voitures de deuil suivent son enterrement.<\/p>\n<p>Aur\u00e9lie revient alors en Valachie, le prince ayant r\u00e9dig\u00e9 un testament en sa faveur.<\/p>\n<p>Mais la famille Ghika attaque le testament de son mari. Elle accepte le versement d\u2019une rente annuelle de 25\u00a0000 francs et d\u00e9cide alors de renter \u00e0 Lectoure.<\/p>\n<p><u>La princesse \u00e0 Lectoure<\/u><\/p>\n<p>En 1866, \u00e0 46 ans la princesse revient s\u2019installer au domaine de Cassagnau l\u00e9gu\u00e9 par son fr\u00e8re, \u00e0 Lectoure, la ville de son p\u00e8re. Le souvenir de celui-ci est toujours vivace, aussi, dans un premier temps, l\u2019accueil de la princesse est plut\u00f4t hostile. Elle est qualifi\u00e9e \u00ab\u00a0d\u2019intrigante\u00a0\u00bb par la \u00ab\u00a0bonne soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb lectouroise.<\/p>\n<p>Dans un article intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<em>\u00e0 mes compatriotes\u00a0\u00bb elle \u00e9crit \u00ab\u00a0je suis revenue pr\u00e8s de vous, vers le soir, attir\u00e9e par le charme du souvenir des 1\u00e8res ann\u00e9es qui rattache la tombe au berceau. J\u2019avais emport\u00e9 ce pays avec moi\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Plus tard \u00e0 une amie, Val\u00e9rie Barailh\u00e9\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0<em>la jalousie et l\u2019envie me font expier ici mes grands succ\u00e8s de Paris\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>En 1892, dans une lettre destin\u00e9e \u00e0 cette m\u00eame amie, elle \u00e9voque Lectoure en ces termes \u00ab\u00a0 cette ville somnolente ne s\u2019\u00e9veille que pour des catastrophes, et la d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0un nid d\u2019oies\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il est vrai qu\u2019elle n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 se faire remarquer faisant par exemple \u00e9difier un balcon au 2<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9tage de sa maison du 29 rue Nationale \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la tour d\u2019Albinhac, alors que toutes les autres en ont un certes, mais au 1<sup>er<\/sup> \u00e9tage.<\/p>\n<p>Cependant ses mani\u00e8res de princesses, ses talents litt\u00e9raires, ceux de sa cuisini\u00e8re aussi, L\u00e9ocadie, c\u00e9l\u00e8bre pour ses gratins de macaroni \u00ab\u00a0qui filent comme un banquier\u00a0\u00bb disait la princesse (le plat \u00e9tait alors \u00e0 la mode) vont modifier les opinions. Aur\u00e9lie continue d\u2019\u00e9crire, notamment un roman autobiographique \u00ab\u00a0 la duchesse Cerni\u00a0\u00bb publi\u00e9 dans la Revue Moderne en 1866, elle publie aussi sur la Valachie\u00a0: \u00ab\u00a0le roi Milan\u00a0\u00bb en 1901 et \u00ab\u00a0le roi Charles de Roumanie\u00a0\u00bb\u00a0 la m\u00eame ann\u00e9e. Ses d\u00e9dicaces donnent une id\u00e9e de ses talents litt\u00e9raires\u00a0: \u00ab\u00a0<em>A M. le commandant Junca. Une amiti\u00e9 de toute la vie qui unit la gr\u00e2ce du matin \u00e0 la douceur du soir\u00a0\u00bb <\/em>ou encore<em> \u00ab\u00a0 A Mme M.S. fine d\u2019esprit, \u00e9gale<\/em> <em>d\u2019humeur et \u00e9l\u00e9gante de mani\u00e8res<\/em>\u00a0\u00bb. En 1891 elle publie \u00ab\u00a0Pens\u00e9es la solitude\u00a0\u00bb ouvrage pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 non sans moquerie par Alexandre Dumas fils qui \u00e9crit \u00ab\u00a0 <em>le grand avantage des livres de cette sorte, c\u2019est de n\u2019avoir ni commencement, ni milieu, ni fin. Il en est d\u2019eux comme du vin. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019avoir bu tout le tonneau pour savoir s\u2019il est bon, un verre suffit. Tout le reste est pareil\u00a0\u00bb.<a href=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/N\u00b06.jpg-tombe.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-8423\" src=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/N\u00b06.jpg-tombe-193x300.jpg\" alt=\"\" width=\"89\" height=\"138\" srcset=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/N\u00b06.jpg-tombe-193x300.jpg 193w, https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/N\u00b06.jpg-tombe.jpg 658w\" sizes=\"auto, (max-width: 89px) 100vw, 89px\" \/><\/a><\/em><\/p>\n<p>Le 21 f\u00e9vrier 1904, la princesse d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Lectoure. Elle y est enterr\u00e9e \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du cimeti\u00e8re Saint Gervais.<\/p>\n<p>Ainsi se termine la vie romanesque de la seule princesse inhum\u00e9e dans le d\u00e9partement du Gers.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une princesse en Gascogne Si le d\u00e9partement du Gers compte parmi ses ressortissants nombre de gens c\u00e9l\u00e8bres, surtout de sexe masculin d\u2019ailleurs, on y trouve assez peu de femmes et encore moins de princesses, si ce n\u2019est dans la ville &hellip; <a href=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/2020\/03\/05\/une-princesse-en-gascogne-aurelie-ghika-par-genevieve-farret-le-4-fevrier-2020\/\">Lire la suite\u00ad\u00ad<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":8427,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-8407","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-conference"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8407","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8407"}],"version-history":[{"count":15,"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8407\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10641,"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8407\/revisions\/10641"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8427"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8407"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8407"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8407"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}