{"id":5863,"date":"2018-04-19T12:15:41","date_gmt":"2018-04-19T10:15:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rabelais32.org\/?p=5863"},"modified":"2018-04-19T12:16:22","modified_gmt":"2018-04-19T10:16:22","slug":"loccitan-par-jean-pierre-batsere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rabelais32.org\/index.php\/2018\/04\/19\/loccitan-par-jean-pierre-batsere\/","title":{"rendered":"L&rsquo;occitan  par Jean Pierre Bats\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>Nous mettons en ligne ce texte propos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;atelier \u00ab\u00a0occitan\u00a0\u00bb par Jean Pierre Bats\u00e8re sur\u00a0 cette langue que nous pouvons encore \u00ab\u00a0relever\u00a0\u00bb nous-dit-il. Vous aurez pour ceux qui la pratiquent et l&rsquo;aiment\u00a0 une traduction de ce tr\u00e8s beau texte mais soyez patients car cela demandera du temps pour \u00eatre le plus\u00a0 fid\u00e8le possible \u00e0 l&rsquo;original.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/a-quoi-ressemble-la-nouvelle-carte-de-france_1991729_667x333.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5867 alignleft\" src=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/a-quoi-ressemble-la-nouvelle-carte-de-france_1991729_667x333-300x150.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/a-quoi-ressemble-la-nouvelle-carte-de-france_1991729_667x333-300x150.jpg 300w, https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/a-quoi-ressemble-la-nouvelle-carte-de-france_1991729_667x333.jpg 667w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Racines<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il faisait chaud en cette nuit d\u2019\u00e9t\u00e9. Joan ne trouvait pas le sommeil. Il se leva. Il sortit de la maison. Dehors r\u00e9gnait l\u2019obscurit\u00e9. Il n\u2019eut pas le temps d\u2019avoir peur. Il sentit tout de suite sur ses joues le doux baiser de la nuit. Il ne savait pas que la nuit embrasse comme une m\u00e8re. Joan restait plant\u00e9, l\u00e0, dans la cour de la maison de ses grands-parents. \u00a0Les mains de la nuit caressaient par moment ses cheveux, d\u2019un tout petit souffle de vent. Il respirait avec ce souffle. Il s\u2019assit. La terre \u00e9tait encore chaude de la lumi\u00e8re cach\u00e9e, chaude comme la peau vivante d\u2019un ventre maternel. Il le reconnaissait bien pour avoir caress\u00e9 la chaleur sous laquelle s\u2019abritait sa petite s\u0153ur qui allait na\u00eetre, il y avait des ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0H\u00e8sta\u00a0\u00bb, la chienne, vint lui faire justement la f\u00eate. Ses yeux brillaient. Elle qu\u00e9manda des caresses. Elle s\u2019enfon\u00e7a dans la nuit.<\/strong><\/p>\n<p><strong>C\u2019est alors que, levant les yeux, il vit les \u00e9toiles. La nuit lui offrait sa robe de bal, constell\u00e9e de soleils. Il eut envie que son grand-p\u00e8re lui raconte les \u00e9toiles et leurs danses jusqu\u2019au jour. Une lumi\u00e8re naissait. La lune jetait timidement un regard, et, comme il ne bougeait pas, elle osa se montrer enti\u00e8re et ronde, heureuse et ravie. Il fallait que Marie voie cela. Joan alla gratter aux volets de sa chambre.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Marie\u00a0! M\u00eame si tu dors,\u00a0 viens voir\u00a0! C\u2019est magnifique\u00a0!\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Marie enjamba la fen\u00eatre. Ils all\u00e8rent s\u2019asseoir sur une large pierre pos\u00e9e en bordure du monde. Le Papet et la Mam\u00e9 venaient s\u2019y reposer le soir, contempler le monde auquel ils appartenaient, peser la terre \u00e0 laquelle ils appartiendraient. Et ils rentraient, gascon aux l\u00e8vres, rieurs et sereins.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Tu sens les parfums\u00a0? demandait Marie. Tu entends ces bruits sans nom et ces silences si purs qu\u2019on entendrait un chat faire sa toilette\u00a0? \u2026 La lune a jet\u00e9 une lumi\u00e8re de neige sur les choses, un si l\u00e9ger voile de tulle sur le paysage\u2026 Presque une autre pens\u00e9e\u2026\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les filles, se disait Joan admiratif, ne sont pas toujours tr\u00e8s fortes au foot. Mais elles ont vraiment du vocabulaire et des connaissances que les gar\u00e7ons n\u2019ont pas.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ils rest\u00e8rent ainsi un long moment \u00e0 regarder vivre les ombres et les clart\u00e9s, \u00e0 \u00e9couter les bruits et les voix de la nuit. Ils se disaient tout bas les beaut\u00e9s qui leur naissaient.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0J\u2019ai un peu froid, maintenant, dit Marie. Je vais rentrer dormir. Tu m\u2019aides \u00e0 repasser la fen\u00eatre\u00a0?\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ils se lev\u00e8rent et tomb\u00e8rent dans un grand trou comme une bouche soudain b\u00e9ante, sur un tas de branches ou de racines\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Tu as mal\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>-Non et toi\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>-Rien\u2026 Et tu connaissais ce trou, ici\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>-Mais, non\u00a0! Je ne comprends pas\u00a0!\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>M\u00eame en faisant la courte-\u00e9chelle, ils ne parvenaient pas au bord de ce trou. M\u00eame en tirant sur les racines ils ne pouvaient monter bien haut. Ils retombaient. Il fallait attendre le jour que Papet leur descende une \u00e9chelle\u00a0? Il y avait d\u2019\u00e9tranges bruits en ce fond noir de trou. Des b\u00eates\u00a0? Quelles b\u00eates\u00a0?\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0On dirait des paroles\u00a0\u00bb, murmura Marie d\u2019une voix apeur\u00e9e et Joan ne put r\u00e9pondre, la gorge serr\u00e9e, lui aussi.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Au bord des l\u00e8vres du trou, le ciel laissait un rond d\u2019\u00e9toiles. Ils entendirent des bruissements, comme un glissement de balai ou de choses qu\u2019on traine et les plaintes d\u2019une chanson. Qui balayait \u00e0 cette heure\u00a0? Qu\u2019importe. Il allait les sortir de cette bouche de terre\u00a0! Et ils appel\u00e8rent. Ils re\u00e7urent pour r\u00e9ponse une avalanche de feuilles et racines. Mais bient\u00f4t une ombre cacha les \u00e9toiles.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Qui \u00eates-vous\u00a0? Que faites-vous dans le gosier de cette terre\u00a0?\u00a0\u00bb A\u00efe\u00a0! L\u2019ombre parlait gascon\u00a0?! Les enfants n\u2019y comprenaient rien.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Vous voyez bien que nous sommes tomb\u00e9s\u00a0! Sortez-nous\u00a0! Ou allez chercher du secours, notre \u00ab\u00a0Pap\u00e9\u00a0\u00bb, ici, \u00e0 la ferme Bonnecaze\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p><strong>-Papet\u00a0?\u2026 \u00ab\u00a0Bounocazo\u00a0\u00bb\u00a0? soufflait l\u2019ombre. Nanni. Je ne peux pas. Je suis une ombre, l\u2019Esprit rompu de la terre de ce pays. Je dois ramasser tous nos mots tomb\u00e9s au sol, nos mots de la terre et du ciel, les mots de la tendresse, du travail, de la m\u00e9canique, les mots des outils, les mots du manger, des champs, des volailles, des troupeaux, les cris qui les appellent, les mots des rencontres, ceux des rires et des col\u00e8res, tous les mots des ruisseaux et des arbres, tous nos mots, tous, arrach\u00e9s du vivant comme des racines mauvaises. Je dois les jeter \u00e0 la bouche de la terre. Une force a balay\u00e9 nos mots et les jette \u00e0 pourrir. Et que le temps les efface.\u00a0\u00bb Et lui aussi s\u2019effa\u00e7a. Il jeta encore des herbes et racines, des mots qui avaient r\u00e9sonn\u00e9 dans la cour de Bonacaza.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0C\u2019est affreux, cette ombre. Ca me fait froid dans le dos.<\/strong><\/p>\n<p><strong>-Et puis, \u00ab\u00a0bla-bla\u00a0\u00bb et plus personne\u00a0! Tu as compris ce qu\u2019il a dit\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>-Non. Enfin pas grand-chose. Deux mots que Mam\u00e9 ou Papet disent parfois. J\u2019aime bien.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Marie, machinalement avait pris une petite racine en ses mains, pour les occuper, avant qu\u2019elles ne tremblent.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La petite racine dit\u00a0: \u00ab\u00a0Lutz\u00a0!\u00a0\u00bb et vint une petite lumi\u00e8re. Marie la jeta de surprise et de peur. La petite racine s\u2019\u00e9teignit. L\u2019\u00e9tonnement pass\u00e9, les enfants essay\u00e8rent de la retrouver. Dans ce trou noir de fond de nuit de terre\u2026 comme une aiguille dans une meule de foin\u00a0! Mais \u00e0 t\u00e2tons ils trouv\u00e8rent des racines. D\u00e8s qu\u2019ils leur donnaient un peu de la chaleur de leurs mains, les racines parlaient. Ils entendirent ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0hont\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0vaish\u00e8th\u00a0!\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0matigat\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0familha\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0passa-camin\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0may e pay\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0parpalh\u00f2u\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0aus\u00e8th\u00a0\u00bb \u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>Peur cette fois\u00a0: il y avait un animal, un gros, qui longeait le bord du trou. Joan et Marie se serr\u00e8rent. D\u2019autant plus que l\u2019animal \u00e9mettait des cris sourds et gla\u00e7ants.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Mais\u2026 mais, c\u2019est \u00ab\u00a0H\u00e8sta\u00a0\u00bb\u00a0! Va chercher la corde\u00a0! Allez\u00a0! On va jouer\u00a0!\u00a0La corde\u00a0!\u00bb La chienne disparut. \u00ab\u00a0Eh\u00a0! Tu as une fl\u00fbte pour dresser la corde\u00a0?\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un paquet flasque tomba\u00a0: la corde. Joan attacha \u00e0 un bout le plus de racines possible et lan\u00e7a le fagot. Il d\u00fbt recommencer plusieurs fois. La chienne fr\u00e9tillante revenait rapporter la corde\u00a0! Enfin, le fagot se coin\u00e7a. Joan aida Marie plus l\u00e9g\u00e8re\u00a0; il put suivre. Ils pass\u00e8rent presque toute la nuit \u00e0 ramener des racines du fond du gosier de la terre.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le lendemain, tard, par-dessus les tartines, Marie et Joan lanc\u00e8rent, \u00e0 voix haute, les mots tir\u00e9s de la terre d\u2019ici et retenus en leurs mains. \u00ab\u00a0Lutz\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0hont\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0vaish\u00e8th\u00a0!\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0matigat\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0familha\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0passa-camin\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0may e pay\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0parpalh\u00f2u\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0aus\u00e8th\u00a0\u00bb \u2026 La Mam\u00e9 en laissa tomber un bol qu\u2019elle essuyait, le Papet laissait s\u2019\u00e9teindre sa pipe.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Dis-moi, Papet, Mam\u00e9, que disent ces mots\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>-Et o\u00f9 les avez-vous gahats\u00a0?\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les enfants racont\u00e8rent leur aventure. Leur r\u00eave\u00a0? Et les grands-parents pleur\u00e8rent. Ils pleuraient soudain de la honte d\u2019avoir enterr\u00e9 vivants les mots de leurs parents, de leur enfance, du visage de la terre. Les enfants les serraient.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Nous connaissons plein de copains\u00a0! Comme des jardins. Nous y planterons des racines. Il faudra bien qu\u2019elles reprennent\u00a0! Et vous, Mam\u00e9, Papet, semez-nous vos mots.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le Papet ralluma sa pipe. Il y eut un petit nuage et puis sa voix.<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/ob_8d0c7e_oc.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5865 alignright\" src=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/ob_8d0c7e_oc-300x166.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"166\" srcset=\"https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/ob_8d0c7e_oc-300x166.jpg 300w, https:\/\/www.rabelais32.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/ob_8d0c7e_oc.jpg 610w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\u00ab\u00a0Nous avions deux langues qui se mariaient et s\u2019\u00e9paulaient. Ecoutez\u00a0: \u00ab\u00a0Oiseau\u00a0\u00bb c\u2019est le vol de l\u2019\u00e9pervier, qui plane le ciel. \u00ab\u00a0Auseth\u00a0\u00bb dit le vol des chardonnerets ou de la m\u00e9sange. Nous avons laiss\u00e9 perdre la moiti\u00e9 du monde\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>-Nous pouvons la relever\u00a0! Si vous nous aidez\u00a0!!&#8230;\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Jean Pierre Bats\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p><strong>Janvier 2018<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous mettons en ligne ce texte propos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;atelier \u00ab\u00a0occitan\u00a0\u00bb par Jean Pierre Bats\u00e8re sur\u00a0 cette langue que nous pouvons encore \u00ab\u00a0relever\u00a0\u00bb nous-dit-il. 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